L’Union Européenne accuse les labos de freiner la concurrence

Le 28 Novembre 2008
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L’Union Européenne a mis les laboratoires pharmaceutiques dans son collimateur. Après avoir mené des perquisitions aux sièges de plusieurs big pharmas (Servier, Sanofi Aventis, AstraZeneca, GSK) et de quelques génériqueurs (Teva, Sandoz), elle vient d’épingler l’ensemble du secteur dans un rapport accablant commandé par Neeli Kroes, la commissaire européenne en charge de la concurrence.
En résumé, ce document incrimine des pratiques (demande de brevets multiples pour un même médicament, ouverture de procédures en litiges, accords visant à verrouiller le marché) qui ont sciemment limité le fonctionnement de la concurrence et réduit le développement des génériques.
Sur la base d’un échantillon de médicaments dont les brevets sont tombés dans le domaine public dans 17 pays européens, l’Union estime que les retards accumulés sans raison valable par les génériques ont généré, sur la période 2000-2007, un surcoût de 3 Mds€ pour les régimes d’assurance-maladie.
Neeli Kroes a indiqué que « la Commission n’hésitera pas à engager des procédures en matière d’entente et de position dominante en cas d’infraction caractérisée ».