Marché du médicament en Algérie : attention aux pièges - Actulabo

Marché du médicament en Algérie : attention aux pièges

Le 20 Mars 2008
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La croissance du marché du médicament au Maghreb, et en particulier en Algérie (+ 30 % par an), suscite la convoitise des laboratoires européens, particulièrement ceux de taille médium. Si les autorités algériennes tiennent à préserver les positions de Saïdal, le laboratoire pharmaceutique partiellement privatisé (40 % du marché), « de belles opportunités existent» assure Pascal Renaudin, le responsable du bureau d’Alger du cabinet d’avocats d’affaires Lefèvre Pelletier & Associés, qui accompagne les projets maghrébins des laboratoires européens.
« Il faut d’emblée éviter les écueils majeurs » avertit l’avocat français. Les demandes d’AMM déposées en Algérie auprès d’une instance dépendant du ministère de la Santé ne « doivent pas concurrencer les médicaments de Saïdal et des producteurs locaux ». En moyenne, une AMM peut être obtenue en 120 jours, mais une période complémentaire de 90 jours peut être imposée.
Les projets doivent prévoir un support local de qualité. Le pays étant classé « rouge » dans l’échelle des risques liés au terrorisme, il est parfois difficile d’y envoyer des cadres expatriés. Il faut prévoir des efforts importants de formation pour que les équipes soient en capacité de lutter contre la contrefaçon. Il est notamment essentiel de vérifier que les médicaments sont bien distribués par des pharmacies agréées. Certains points de vente « pirates » parviennent à commercialiser, parfois côte à côte, la contrefaçon et le médicament original. Dans cette perspective, il est plutôt conseillé de nouer une JV avec un partenaire local : ces alliances sont d’ailleurs regardées avec bienveillance par les pouvoirs publics algériens.