Mylan se sépare de Docpharma et de plusieurs actifs de Merck Generics

Le 18 Mars 2008
Imprimer

Conséquence logique du rachat au printemps 2007 de Merck Generics, l’américain Mylan Laboratories s’apprête à engager une sévère cure d’amaigrissement, pudiquement appelée « rationalisation ». Il espère dégager ainsi 100 M$ d’économies annuelles dès cette année, montant qui devrait être porté à 300 M$ annuels d’ici à la fin 2010.
Le programme passe notamment par la vente ou la fermeture de l'unité de production et de la R&D de Genpharm, l’ancienne filiale canadienne de Merck Generics. Le laboratoire d’Etobicoke (Ontario) poursuivra toutefois ses autres activités (conditionnement, contrôle qualité, affaires réglementaires, biopharm, etc.). Arrêt également prévu pour la R&D d’une autre ex-filiale de l’allemand, Gerard Laboratories, dont les installations sont situées à Baldoyle, à côté de Dublin (Irlande). Mylan semble aussi décidé à sonner le glas de la R&D espagnole et à réduire la voilure de la R&D britannique. La reprise de Merck Generics a, en effet, pratiquement quadruplé les frais liés au développement de nouvelles copies de médicaments, passés de 23 M$ à 81 M$ au 4e trimestre 2007.
Par ailleurs, Matrix Laboratories, filiale de l’américain depuis l’été 2006, va se désengager de Docpharma, société de droit belge elle-même rachetée en 2005 pour 194 M€, Mylan préfèrant manifestement s'appuyer sur la dynamique filiale belge (près de 25 % de parts de marché) de Merck Generics. Juste avant son acquisition, Docpharma affichait un CA d’environ 100 M€ au Bénélux dans les génériques.