Novartis déserte la dermatologie

Le 08 Avril 2011
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L’heure est décidément au recentrage et à la focalisation sur une palette réduite d’aires thérapeutiques jugées stratégiques par les directions des big pharmas. Cette politique est de nature à faire le bonheur de laboratoires opportunistes désireux de faire fructifier quelques niches porteuses.
Ainsi, le suisse Novartis vient d’annoncer la cession au suédois Meda des droits de l’Elidel, une crème indiquée dans les formes les moins sévères des dermites atopiques et commercialisée depuis 2001 aux Etats-Unis, et depuis 2002 en Europe. La cession de ce produit protégé des génériqueurs jusqu’en 2025, jugé « rentable et à potentiel encore élevé » par les analystes, correspond à une ferme volonté de la compagnie bâloise de sortir définitivement du marché de la dermatologie, un segment sur lequel le groupe n’opère plus aucun développement.
Les ventes de l’Elidel, distribué dans près de 90 pays seraient aujourd’hui de près de 120 M$. La transaction s’élève à 420 M$, représentant pour Novartis une plus-value de 406 M$ dont 345 M$ seront inscrits au titre de l’exercice 2011. La commercialisation et le développement de l’Elidel seront assurés aux Etats-Unis par Valeant auquel Meda devrait céder une licence exclusive.