Novartis souffle le froid et le chaud en Suisse

Le 22 Janvier 2014
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L’inévitable réorganisation des activités pharma de Novartis ne parviendra pas à éviter le berceau suisse. Ainsi, la direction de la big pharma annonce que 500 postes vont être supprimés à Bâle, au siège du groupe, et en particulier dans les fonctions support et développement pharmaceutique. Sans être plus précis, les dirigeants de Novartis indiquent qu'ils n’excluent pas de recourir à des licenciements « secs ». Des transferts de collaborateurs, sur un nombre plus réduit de sites dans le cadre d’un « programme de rationalisation de ressources au profit de certains lancements de produits », sont également prévus. Pour autant, « l’ensemble des programmes cliniques actifs en Suisse seront préservés » et Bâle demeurera « l’un des trois piliers stratégiques de la recherche à travers le monde ». 
Dans le même temps, le groupe annonce la création de plusieurs centaines d’emplois afin de favoriser le développement de produits sur les segments considérés comme les plus porteurs (respiratoire, cancer du poumon, dermatologie et cardiovasculaire). Dans cette perspective, des investissements au profit de la supply chain de Sandoz, la division générique du groupe, sont annoncés. Un programme capacitaire dans l’OTC sera également engagé à Nyon (canton de Vaud) où sera implanté un troisième module de production.
Rappelons que l’usine vaudoise – qui fut pourtant vouée à la fermeture – va bénéficier d’ici à 2020 d’un investissement de 150 MFS. Le site comptait au printemps dernier près de 730 postes, soit une augmentation de 15 % sur 18 mois.