Pfizer et Allergan défusionnent

Le 06 Avril 2016
Imprimer

Les boards de deux firmes ont annoncé que le processus d’absorption d’Allergan par Pfizer, qui avait été annoncée en fin d’année dernière, ne serait pas mené à son terme. Ce revirement, opéré « par consentement mutuel », est la conséquence des nouvelles mesures prises par le Trésor américain pour prévenir les opérations d’inversion fiscale.
Tout en invoquant une véritable cohérence industrielle, Pfizer n’avait pas caché que cette opération de fusion-acquisition de 160 Md$ était surtout engagée pour des raisons fiscales. Pfizer projetait, en effet, d’installer le siège social de la nouvelle entité à Dublin afin de lui faire profiter des conditions plus clémentes proposées par les services fiscaux du tigre celtique.
Les termes de la fusion prévoyaient une possibilité de rupture si une modification de la réglementation soumettait finalement la société à une imposition américaine. L’entreprise qui prendrait l’initiative de rompre devrait alors verser 400 M$ à l’autre. Selon Pfizer, les dirigeants d’Allergan auraient accepté une compensation de 150 M$ pour le remboursement des dépenses suscitées par l’opération.