Pfizer restructure sa R&D américaine et sa force de vente italienne

Le 13 Janvier 2009
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Le n°1 mondial, en pleine réorganisation stratégique un peu partout sur la planète, vient d’annoncer la suppression prochaine de 800 postes de R&D, principalement aux Etats-Unis. Le projet avait déjà été évoqué en fin d’année dernière par Martin Mackay, qui dirige les opérations de R&D de Pfizer. Aujourd’hui, on sait que les sites de St-Louis (Missouri), Groton (Connecticut), La Jolla (Californie) et Sandwich (Royaume-Uni) se partageront les suppressions de postes. Après la dermatologie et la gastro-entérologie, Pfizer va également arrêter tout développement de nouveaux médicaments cardiovasculaires pour se consacrer au cancer, au diabète ainsi qu’aux maladies du SNC et inflammatoires. Rappelons qu’il y a deux ans, Pfizer avait déjà annoncé la fermeture de plusieurs sites de R&D, dont ceux du Michigan (Ann Arbor, Kalamazoo et l’ex-unité d’Esperion à Plymouth Township, soit 2 400 emplois au total), ainsi que Nagoya (Japon) et le centre de recherche pré-clinique de Pocé-sur-Cisse, à côté d’Amboise (37).
A St-Louis, où Pfizer emploie 1 200 personnes sur quatre campus différents (Chesterfield, Creve-Cœur, Town & Country et Central West End), un nouveau bâtiment de 30 000 m2, coûtant 200 M$, regroupera d’ici au printemps prochain 250 chercheurs à Chesterfield, à l’ouest de cette agglomération de près de 3 millions d’habitants. Sur le même campus, situé à proximité de l’aéroport de la ville, Pfizer investit 50 M$ pour agrandir de 5 000 m2 son unité de recherche de nouveaux produits biologiques.
En Italie, Pfizer vient d’indiquer qu’il allait supprimer 556 postes de visiteurs médicaux, après les 700 annoncés en France en fin d’année dernière. Aujourd’hui, avant application de la mesure, le laboratoire américain emploie 2 780 personnes dans la péninsule.