Roche déboursera jusqu’à 470 M€ pour le marseillais Trophos

Le 19 Janvier 2015
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En déboursant jusqu’à 470 M€ (120 M€ initiaux en cash et 350 M€ de paiements d’étapes) pour acquérir la biopharm marseillaise Trophos, le laboratoire suisse Roche mise sur le potentiel du produit phare de cette dernière, l’olesoxime, dans le traitement de l’amyotrophie spinale (AS), une maladie génétique autosomique récessive (il y a environ 20 000 cas recensés dans le monde et un nouveau-né sur 6 000 en est atteint) qui provoque une atrophie musculaire : une étude pivot de phase II a montré un effet positif sur le maintien de la fonction neuromusculaire dans deux des quatre sous-types de la maladie (II et III non-ambulatoire). La FDA et l’EMA ont accordé le statut de médicament orphelin à l’olesoxime dans cette indication. 
Il y a trois ans, Actelion Pharmaceuticals, un autre laboratoire bâlois, avait finalement renoncé à débourser « entre 125 et 195 M€ » pour la biopharm présidée par Christine Placet (ci-dessus), comme prévu lors d’un accord signé à la mi-2010 : les résultats d’une étude de phase III destinée à évaluer l’olesoxime (TRO 19622) dans le traitement de la maladie de Charcot (SLA) s’étaient avérés négatifs.