Roche et Actelion : les deux Bâloises lâchées par leurs minoritaires - Actulabo

Roche et Actelion : les deux Bâloises lâchées par leurs minoritaires

Le 29 Mars 2011
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Théoriquement, le laboratoire Roche est devenu « opéable ». Maja Oeri, l’une des descendantes de Fritz Hoffmann-La Roche, vient d’indiquer qu’elle ne se sentait plus liée au pacte d’actionnaires familial qui contrôlait jusqu’alors 50,1 % des droits de vote du géant bâlois. Du coup, les quelque 5,1 % de Maja Oeri, qui consacre une partie de sa fortune au mécénat d’art, doivent être retranchés du noyau dur constitué par le pool familial ; celui-ci s’est empressé de publier un communiqué indiquant que « même s’il ne détient plus la majorité de vote, il reste de loin l’actionnaire le plus important (et) qu'il maintient son engagement (…) pour l’indépendance de la société ».
Qu'en pense Novartis, qui possède 33 % des droits de vote de son voisin bâlois ? Pas grand chose, selon les analystes, qui considèrent d’une part que l’intégration d’Alcon n’est pas encore terminée et que, d’autre part, « une fusion de Roche et de Novartis aurait moins de sens qu’il y a cinq ou dix ans. »
De son côté, Actelion Pharmaceuticals (1,5 Md€ de CA en 2010), dont le siège est à Allschwill, dans la banlieue bâloise, a appelé hier lundi les actionnaires à rejeter la demande d’Elliott Advisors d’entrer au conseil d’administration. Selon les dirigeants d’Actelion, le seul but du fonds d’investissement britannique, qui détiendrait environ 6 % du capital de la biopharm bâloise, est de prendre son contrôle pour la forcer à une vente rapide au-dessous de sa véritable valeur.