Sanofi confirme le maintien de 500 emplois sur son site toulousain

Le 17 Mai 2013
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Dans le bras de fer qui l’oppose à Chris Viehbacher au sujet de la réorganisation des activités de R&D deSanofi, le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg vient de marquer un point. Le rapport qu'il a demandé à Jean-Pierre Saintouil, directeur du pôle santé de Toulouse Tech Transfer, et à François Almaric, professeur à l’Université de Toulouse, liste un certain nombre d’initiatives qui permettraient de préserver sous la bannière de Sanofi une activité d’Open Innovation ainsi que la majorité des emplois du site de recherche toulousain de Langarde. Ce dernier est l’épicentre de la réorganisation envisagée par Sanofi qui prévoit la fermeture ou la cession de cette plate-forme de recherche employant 612 collaborateurs. 
Ce rapport, "accepté" par la direction, est "devenu la feuille de route des partenaires sociaux" ; il recommande de transformer cette unité toulousaine en un site d’innovation qui, « au travers des collaborations avec des laboratoires académiques ou des sociétés de biotechnologies », se consacrera à l’identification de nouvelles cibles et à la découverte de médicaments (entre 220 et 250 personnes). Des unités mixtes de recherche employant une trentaine de chercheurs (nanotechnologies, biochimie, biotechnologies), soutenues par la région Midi-Pyrénées et par Sanofi « pendant au moins cinq ans », compléteront le dispositif, ainsi que la transformation en spin-off d’une unité d’oncologie de 80 salariés et la création de cinq start-up (20 emplois). L'installation d’une plate-forme support de 145 salariés bouclera ce programme de revitalisation. La direction du groupe a, par ailleurs, confirmé son intention de regrouper ses activités de recherche sur les anti-infectieux à Lyon.