Sanofi sacrifie sa recherche à Toulouse et Montpellier

Le 05 Juillet 2012
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La réorganisation de la recherche de Sanofi va se traduire par une coupe sévère dans les effectifs. De source syndicale, la big pharma française a l’intention de mettre en vente – « en partie ou en totalité, à défaut de fermer » – le site de Toulouse, qui était pourtant appelé à devenir l’un des pivots de l’Oncopôle : ce site emploie aujourd’hui environ 640 personnes. Idem à Montpellier, où le pôle de recherche amont serait rayé de la carte, avec la suppression de 120 postes à la clé, sur un site qui emploie au total un peu plus de 1 000 personnes.
La recherche n’est pas la seule touchée par ce plan qui concernerait, toujours de source syndicale et en l’absence de chiffrage précis de la direction, « entre 1 200 et 2 500 postes ». Le pôle vaccins de Sanofi Pasteur en Rhône-Alpes ne sortira pas indemne : l'opération de downsizing sera répartie entre le siège lyonnais et les unités de Marcy-l’Etoile et Neuville-sur-Saône, cette dernière devant être opérationnelle l’an prochain.
Enfin, les fonctions support seraient entièrement reconfigurées avec un regroupement de l’ensemble des collaborateurs sur deux sites, l’un en région parisienne, l’autre en région lyonnaise.
Du côté des syndicats, la consternation règne. Dans l’attente de précisions sur le contenu du plan dévoilé aujourd’hui, les plus pessimistes craignent déjà qu’un nouveau volet de restructuration, concernant cette fois la fabrication de médicaments, soit annoncé d’ici à 2013 ou 2014.