Sanofi tente de boucler son plan social dans la douleur

Le 04 Octobre 2012
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La direction de Sanofi est empêtrée dans le programme de restructuration de ses activités de recherche ardemment contesté par les salariés…  et par le gouvernement qui s’est emparé de l’affaire et en fait un exemple de sa politique industrielle. Le comité de groupe, qui réunissait mardi 2 octobre syndicats et dirigeants, n’aura duré que dix minutes. « Nous avons demandé à la direction de retirer son plan, elle a refusé, nous avons quitté la salle », résume sobrement l’un des participants, membre de l’intersyndicale. La direction a juste eu le temps de remettre un document qui précise les modalités de la restructuration dans la perspective d’une réunion du CCE qui se tiendra le 11 octobre. « Nous devons étudier en détail ce document mais il apparaît, comme nous le redoutions, que l’impact du plan ira bien au-delà des 900 suppressions de postes annoncées, un chiffre qui a été vendu au gouvernement. Les mobilités mises en jeu vont affecter plusieurs milliers de personnes », nous indique un représentant du personnel.
Selon d’autres sources syndicales, la direction aurait également dévoilé une partie de ses intentions au sujet de la plate-forme toulousaine de R&D dont elle a annoncé la cession. Certaines de ses activités, notamment celles relatives aux anti-infectieux, pourraient être regroupées dans la région lyonnaise, sauf les activités de chimie promises à rejoindre l’unité de Vitry-Alfortville (94). L’ensemble représenterait une centaine de postes. « On est, de toute façon, loin du compte puisque le centre de Toulouse compte 640 salariés, dont 420 chercheurs », nous indiquent les syndicats.