Teva va céder ses sites de Sens et de Nevers

Le 09 Mars 2015
Imprimer

Le groupe Teva vient d’annoncer aux représentants du personnel son intention de se désengager de ses sites industriels de Sens (89) et de Nevers (58), qui emploient respectivement 114 et 85 salariés. Ce désinvestissement fait suite à la revue de détail des forces et faiblesses des 60 sites exploités dans le monde par un groupe qui figure au 10e rang des pharmas mondiales (20,3 Md$ de CA, 43 000 salariés).
Selon un porte-parole de la direction française, les deux usines ne correspondaient plus aux critères industriels exigés par le board de Teva. La spécialisation de l’unité nivernaise dans la production de lyophilisats oraux (Lyoc) exclusivement dédiés au marché français, la condamnait inéluctablement à sortir du périmètre puisque cette forme « n’a pas été retenue parmi les technologies stratégiques que Teva a choisi de développer au niveau mondial ». Par ailleurs, l’impossibilité d’étendre les capacités de celle de Sens, enclavée en milieu urbain, a constitué un handicap insurmontable ; celle-ci est spécialisée dans le conditionnement – essentiellement la blistérisation – de médicaments génériques.
Un groupe industriel européen, « déjà implanté en France », serait dans une phase très active de discussions avec la direction de Teva qui estime que le choix définitif de ce partenaire pourrait être arrêté et annoncé « dans les semaines à venir ».