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Le produit vedette de NicOx en phase III

29 jan 2013

dans " Biotechs "
Bausch & Lomb, qui a obtenu les droits de ce produit développé par la biopharm franco-américaine NiCox, annonce que le BOL-303259-X, un analogue de la prostaglandine F2-alpha indiqué dans le traitement du glaucome à angle ouvert ou de l’hypertension oculaire, allait prochainement entrer en phase III à l’échelle mondiale. Ce traitement, qui fait figure de produit vedette du pipe de NicOx, a obtenu des résultats positifs à l’issue d’un étude de phase IIB randomisée menée auprès de 413 patients aux Etats-Unis et en Europe. Le franchissement de cette étape va générer le versement par Bausch & Lomb d’un paiement d’étape de 10 M$.
Selon un porte-parole de NicOx, le montant total des paiements d’étape pourrait s’élever à 162,5 M$ auxquels s’ajouteraient des royalties corrélées avec les ventes futures. Rappelons que NicOx emploie une quarantaine de salariés, dont 24 à Sophia-Antipolis (06), le reste se répartissant entre l’implantation américaine de la biotech et une plate-forme de R&D installée près de Milan ; c’est d’ailleurs cette dernière qui a développé le BOL-303259-X.

Le LFB à l’assaut des marchés asiatiques

09 jan 2013

dans " Biotechs "
Le LFB (900 salariés, 432 M€ de CA), le spécialiste français des MDP (médicaments dérivés du plasma) et des produits recombinants, part à l’assaut des marchés asiatiques. Le groupe, qui vient de se doter de capacités de thérapie cellulaire aux Ulis (91), vient ainsi de signer une lettre d’intention portant sur la création d’une co-entreprise avec le sud-coréen Shin Poong Pharmaceutical. Elle devrait prendre en charge la construction et l’exploitation d’une usine de purification et de « fill & finish » en Corée du Sud. Shin Poong Pharma détiendra 55 % de cette entité qui va se concentrer à la fabrication et à l’approvisionnement de l’ATryn et du FVII activé. L’ATryn est une antithrombine recombinante autorisée aux Etats-Unis et en Europe. Le FVII est une forme recombinante du facteur VIIa indiqué dans le traitement des complications liées à l’hémophilie et aujourd’hui encore en développement clinique. La JV franco-coréenne exploitera les droits exclusifs de ces produits pour les pays d’Asie et des droits non-exclusifs pour l’Amérique et des pays européens.

Le tourangeau VitamFero va breveter deux vaccins

17 oct 2012

dans " Biotechs "
Emanation de la faculté tourangelle de pharmacie Philippe Maupas, la biopharm VitamFero, désormais principalement installée sur le Genopole d’Evry (91), vient d’opérer des nouvelles demandes de brevets afin de protéger « les très bons résultats » obtenus avec deux candidats-vaccins : le VFOne-273 et le VFOct-291, dirigés respectivement contre la néosporose et la cryptosporidiose du ruminant. Ces deux vaccins de santé animale – la spécialité de VitamFero « ont démontré leur efficacité tant en laboratoire sur des modèles animaux que sur des espèces cibles », indique la direction. Ils représenteraient un important potentiel de développement. A ce jour, un seul vaccin est proposé contre la néosporose par MSD Animal Health ; il n’existe pas de traitement prophylactique pour la cryptosporidiose.
Apparentée à la toxoplasmose, la néosporose est responsable d’avortements, de mortalité néonatale et de retards de croissance chez les ruminants et en particulier les bovins. La cryptosporidiose est une maladie infectieuse causant des diarrhées sévères qui provoquent d’importantes pertes économiques dans les élevages bovins et ovins. Rappelons que VitamFero a signé l’an passé un contrat de développement et de licence avec Cellectis qui lui donne accès à la technologie utilisant les méganucléases de cette dernière.

Aguettant prend le contrôle de la biopharm PX'Therapeutics

01 oct 2012

dans " Biotechs "
La mutation du modèle industriel des pharmas vers les biotechnologies n’est pas l’apanage des seules big pharmas. Les laboratoires de taille intermédiaire s’empressent aussi de prendre des positions stratégiques sur ce segment. Ainsi, le laboratoire lyonnais Aguettant (85 M€ de CA, environ 500 salariés) – qui vient d’annoncer un important investissement sur son site de Lyon-Gerland – annonce avoir pris une participation majoritaire au capital de la biopharm grenobloise PX’Therapeutics (4 M€ de CA, 4,5 M€ d'autres produits et 50 salariés) spécialisée dans le développement préclinique et clinique de protéines thérapeutiques et d’anticorps monoclonaux.
L’opération va permettre à PX’Therapeutics – qui restera managée par l’actuel dirigeant Tristan Rousselle – de se doter d’une importante force de frappe industrielle et à Aguettant « d’étoffer son pipe dans le biotechs ». Rappelons que le laboratoire lyonnais, focalisé sur les traitements d’urgence, la nutrition et la neurologie, est l’un des spécialistes français de l’injectable. Ses produits sont essentiellement commercialisés à l’hôpital. Aguettant exploite également une unité industrielle à Champagne (07) et une plate-forme de distribution à St-Fons (69)

GSK tombe d'accord avec Human Genome

16 juil 2012

dans " Biotechs "

Après trois mois d'effort, la big pharma britannique GSK vient d'annoncer la conclusion d'un accord avec le board de la biopharm américaine Human Genome Sciences pour le rachat de celle-ci moyennant un chèque de 3,6 Md$, incluant le cash (3 Md$), la dette et le rachat de la trésorerie : une première offre à 2,6 Md$ avait été repoussée au mois d'avril à la suite de quoi Human Genome avait lancé des enchères – avec le concours de Crédit Suisse et de Goldman Sachs – dont l'échéance arrivait aujourd'hui. GSK versera 14,25 $ par action, soit 5 % de plus que le cours de clôture de vendredi : il est à noter que l'action Human Genome avait dépassé les 15 $ au mois d'avril, au plus fort de la spéculation ayant succédé à la première offre.
GSK et Human Genome ont déjà coopéré pour le développement du Benlysta, traitement du lupus homologué en 2011.

Orphan Synergy Europe veut lever des fonds pour son vaccin contre le cancer du poumon

03 juil 2012

dans " Biotechs "

Un an après avoir quitté la société qu'elle avait fondée, Dominique Costantini, l’ex-CEO de BioAlliance Pharma, se lance dans une nouvelle aventure. Elle vient de créer, au côté d’Emile Loria, l’ancien pdg d'Epimmune et fondateur d'IDM Pharma, la société Orphan Synergy Europe (OSE). Positionnée sur le développement de maladies orphelines sévères, la biopharm annonce son intention de mener une levée de fonds qui devrait idéalement représenter un montant « compris entre 2 et 5 M€ », nous indique Dominique Costantini.Ces ressources vont permettre de financer un essai clinique de phase III (entre 400 et 500 patients) d’un vaccin thérapeutique potentiellement indiqué dans le traitement du cancer du poumon non à petites cellules. L’essai portera sur l’EP-2101, un produit composé de 10 multi-épitotes (petits peptides) qui induira une réponse cytotoxique chez les seuls patients affichant un profil tissulaire HLA-A2. En phase II, la survie à un an des patients répondants était de 60 %, contre 49 % pour les HLA-A2 négatifs.
L’EP-2101 est issu du pipe d’Epimmune ; le produit avait été repris l'an passé en phase II par Biotech Synergy, une société dirigée par... le Dr. Loria. Selon Dominique Costantini, cette levée de fonds sera probablement réalisée d’ici à la fin de l’année.

Oséo soutient Erytech Pharma contre les cancers résistants

05 juin 2012

dans " Biotechs "

La biotech lyonnaise Erytech Pharma, spécialisée dans l'encapsulation de principes actifs dans les globules rouges, vient de recevoir un soutien de 6,95 M€ d’Oséo afin de développer le projet Tedac*, destiné à développer une solution thérapeutique personnalisée contre le cancer. Chef de file, Erytech Pharma s’est associé à Exonhit, InGen BioSciences, l’Inserm, l’Université Paris Diderot et l’AP-HP pour réaliser ce projet d’un coût total de 22,5 M€. Le projet, appuyé par le pôle de compétitivité mondiale Lyonbiopôle, se déroulera sur 8 ans. Le montant total du soutien attribué par Oséo dans le cadre duprogramme d’innovation stratégique industrielle (ISI) à Tedac s’élève à 10,7 M€.

Objectifs de Tedac : proposer des thérapies enzymatiques innovantes en ciblant l’environnement métabolique des tumeurs, et développer des tests de screening et de monitoring qui permettront la prise en charge personnalisée de patients atteints de cancers radio- ou chimio-résistants. 
Rappelons qu'Erytech développe une nouvelle approche pour lutter contre le cancer en affamant les tumeurs à travers un appauvrissement d’acides aminés spécifiques qui sont nécessaires pour le développement des tumeurs, depuis leur environnement métabolique. 

* Thérapie Enzymatique par Déplétion d’Acides aminés pour traiter les Cancers résistants à la radio/chimiothérapie

Sanofi se renforce dans la biochirugie

16 mar 2012

dans " Biotechs "

Sanofi n’entend pas passer à côté des opportunités de croissance que recèlent les marchés du dispositif médical. Ainsi, la big pharma française vient d’annoncer l’acquisition de Pluromed, un spécialiste dans la biochirurgie installée à Woburn (Massachusetts).
Pluromed a fondé sa réputation et son développement sur une technologie brevetée de polymères (Rapid Transition Polymers). Cette dernière permet la fabrication de véritables « bouchons » injectables dans les vaisseaux sanguins qui améliorent l’efficacité et la prise en charge des interventions médicales. Sanofi renforcera notamment son portfolio avec le LeGoo de Pluromed, un gel très innovant, approuvé par la FDA et l’Union européenne et utilisé pour l’occlusion endovasculaire temporaire des vaisseaux sanguins lors des interventions chirurgicales.
Les actifs de Pluromed vont entrer dans le périmètre de Sanofi Biochirurgie, une division qui commercialise déjà des produits contre la polyarthrite, les adhérences post-opératoires et les brûlures.

Le grenoblois PX’Therapeutics en pointe dans le VIH

14 mar 2012

dans " Biotechs "

La lutte contre le VIH suscite décidément des programmes collaboratifs majeurs auxquels les biotechs et les pharmas françaises prennent toute leur part. Ainsi, PX'Therapeutics vient d'annoncer le lancement d'un essai clinique de phase I d'un vaccin prophylactique très prometteur contre le VIH. Financés dans le cadre de l'Union européenne, le projet collaboratif EuroNeut-41 vise à développer de nouveaux vaccins capables de susciter des anticorps neutralisants. Il implique 17 partenaires, y compris Sanofi-Pasteur, en tant que coordinateur du projet, l'université de Grenade (Espagne), le Polymun de Vienne (Autriche) pour la formulation du produit, l’université de Surrey (Royaume-Uni) et PX'Therapeutics (Lyon et Grenoble) pour le processus de développement ainsi que la fabrication BPF de la protéine.

Genzyme ferme son site anglais de R&D à Cambridge

24 fév 2012

dans " Biotechs "

De part et d’autre de l’Atlantique, les villes de Cambridge ne connaissent pas la même fortune. Si l’américaine profite à plein de l’attractivité de l’agglomération de Boston, la britannique est moins en vogue. Pour preuve, Genzyme, qui possède son siège social à Cambridge, MA. (USA), vient de décider de fermer, d’ici à la fin de l’année, le site de R&D qu’elle possède à Cambridge, UK. Cette décision n’impactera pas le site industriel et logistique de 300 personnes que la biopharm possède à Haverhill, non loin de là.
Selon le site web anglais Pharmafocus, une soixantaine d’emplois devraient être supprimés, mais Sanofi a promis d’étudier les possibilités de reclassement dans d’autres unités du groupe. On sait que la big pharma française veut concentrer son activité de R&D dans quatre "hubs" : celui de Cambridge (USA), un en France, un en Allemagne et un dernier en Asie. Depuis 2008, les effectifs de R&D ont fondu de 13 000 à 9 900 aujourd’hui, mais ils devraient remonter à 10 500 d’ici à 2015.