accueil Télécharger nos éditions archives acheter en ligne contact

Pfizer met 3 Md€ sur la table pour Ratiopharm

08 mar 2010

dans " Génériques "

Alors que le bruit courait que leur intérêt s’était relâché, Pfizer vient d’annoncer, par la voix de son CEO Jeffrey Kindler, qu’il était disposé à mettre 3 Md€ (4,1 Md$) sur la table pour le rachat du génériqueur allemand Ratiopharm (1,9 M€ de CA en 2008). Le n°1 mondial dispute l’ancien fleuron du groupe Merckle à l’israélien Teva, n°1 mondial des génériques, et à l’islandais Actavis. Parmi les acquéreurs potentiels, on évoque toujours le nom du fonds d’investissement suédois EQT. La famille Merckle devrait rendre publique sa décision à la fin du mois. Ratiopharm serait actuellement à la 5e place des génériqueurs mondiaux, derrière Teva, Sandoz (groupe Novartis), Mylan et Hospira, et à la 3e place sur le seul marché allemand.

Ils seraient encore trois ou quatre à se disputer Ratiopharm

05 fév 2010

dans " Génériques "

Teva, Actavis et le fonds d’investissement suédois EQT – et peut-être aussi Pfizer, qu’on annonçait pourtant ces derniers jours en retrait sur ce dossier – sont les trois ou quatre candidats « short listés » par les banques conseils en charge de la vente du génériqueur allemand Ratiopharm, actuellement propriété de VEM (famille Merckle). La décision pourrait être prise dans les semaines à venir. Selon diverses sources, les offres tourneraient autour de 2,8 Md€, prix qui représenterait un consensus de marché « raisonnable », toutefois très éloigné du chiffre de 5 Md€ qui circulait il y a un an et même des 3 Md€ évoqués il y a encore quelques mois. Ratiopharm aurait achevé l’exercice 2009 sur un CA à 1,6 Md€ de CA, assorti d’un Ebitda de 300 M€. Plus de la moitié des ventes sont réalisées en Allemagne. Rappelons que l’américain Cephalon vient d’annoncer le rachat de Mepha, le génériqueur suisse du groupe Merckle (lire ci-dessous).

Teva se renforce au Japon avec Taisho

24 déc 2009

dans " Génériques "

Teva-Kowa Pharma, la JV de l'israélien Teva possède au Japon, vient de signer un accord pour l'acquisition des deux tiers du capital du laboratoire japonais Taisho Pharmaceutical. Ce dernier fabrique et commercialise notamment 200 présentations génériques (120 molécules) et son CA dépasse les 130 M$. Les termes de la transaction n'ont pas été dévoilés.
Le Japon est le second marché pharmaceutique mondial, évalué à environ 80 Md$ par an, et la pénétration des génériques y est très faible. Selon IMS, les copies de médicaments ne représentent que 5,7 % du marché en valeur (soit environ 4,6 Md$) et 16,9 % en volume. Le ministre japonais des Finances a annoncé un plan pour doubler ce chiffre d'ici à 2012.

L’amendement Bolar devrait enfin s’appliquer aux façonniers français

27 oct 2009

dans " Génériques "

Image and video hosting by TinyPic Exclusif Actu Labo. Les façonniers ont été entendus par les pouvoirs publics. Cédant à une revendication du SPIS (Syndicat Professionnel des Industriels sous-traitants de la Santé), le Comité Stratégique des Industries de Santé (CSIS) d’hier a fait sauter le verrou qui empêchait jusqu’alors les sous-traitants de fabriquer et de stocker sur le territoire français des génériques avant l’expiration des brevets. Pendant ce temps, et en application de la fameuse clause Bolar, des façonniers européens étaient, quant à eux, autorisés à produire et à livrer à minuit le jour J, ce qui leur donnait l’opportunité d’inonder les marchés dès la tombée dans le domaine public des médicaments princeps. « Cette divergence des droits nationaux pénalise gravement les façonniers français » affirmait jusqu’alors sans relâche Sébastien Aguettant, le président du SPIS.
Désormais, les laboratoires pharmaceutiques titulaires de droit de propriété intellectuelle sur un princeps « pourront, sur la base du volontariat, octroyer à des sous-traitants le droit de commencer la fabrication de génériques sur le territoire français et ce, avant l’expiration des droits ». Les fabricants de la copie seront même autorisés à libérer les lots et à livrer leurs donneurs d’ordre 48 heures avant la date fatidique. Certes, cette possibilité n’est donnée que sur la base du volontariat mais c’est déjà une vraie révolution…

Teva cède une unité Pliva à Hospira

06 oct 2009

dans " Génériques "

Un an après avoir racheté Barr Pharmaceuticals, l’israélien Teva fait le ménage dans les actifs de Pliva, le génériqueur croate qui avait été lui-même racheté par l’américain Barr en 2006. On a ainsi appris, il y a quelques jours, la fermeture de l’usine Pliva-Lachema de Brno (République tchèque). Les productions de celle-ci, qui emploie environ 400 personnes à la production d’API et de médicaments génériques (cytostatiques, produits stériles), devraient être réparties entre les sites hongrois et néerlandais de Teva.
Dernière opération en date, la cession à l'américain Hospira de l’unité de bioproduction croate de Pliva ainsi que les droits mondiaux pour le Filgrastim (un G-CSF indiqué pour le traitement de neutropénies graves) ; avec l’API du filgrastim, obtenue à partir de la culture de la bactérie E. coli, l’usine produit sous contrat pour Human Genome Sciences et Stada Bioceuticals.
Enfin, on annonçait au printemps que Teva engagerait sous peu un vaste plan de réduction d’effectifs à l’usine Pliva de Cracovie (Pologne).

Pfizer débourse 525 M$ pour un génériqueur brésilien

03 sep 2009

dans " Génériques "

Quelques mois après l’acquisition par Sanofi-Aventis du brésilien Medley (245 M$ de CA) sur la base d’une valorisation de près de 800 M$, le laboratoire américain Pfizer annonce, à son tour, le rachat d’un génériqueur brésilien, Neo Quimica, pour 525 M$. Les discussions étaient en cours depuis le début de l’année.
Neo Quimica (160 M$ de CA), dont le siège est à Goiàs, à quelque 300 km à l’ouest de la capitale Brasilia, a pour avantage sur ses différents concurrents de posséder un réseau de distribution étendu dans tout le pays ; de surcroît, l’usine récemment mise en service devrait lui permettre, à terme, de plus que doubler sa production. Pfizer a déjà un montant de ventes annuelles de 800 M$ au Brésil.

Ratiopharm et Mepha proches d’une vente

20 août 2009

dans " Génériques "

Les actifs pharmaceutiques de l’empire Merckle sont toujours à vendre. Selon certaines sources, le mandat de vente du génériqueur Ratiopharm (1,9 Md€ de CA), l’une des principales pièces du puzzle, aurait été confié aux banques RBS et Commerzbank. Le dossier de la vente de Mepha, branche suisse également spécialisée dans les génériques, serait dans les mains de la banque Rothschild. Le CA de ce laboratoire, installé dans la région de Bâle, devrait dépasser les 400 MFS (265 M€) en 2009.
Quant au répartiteur Phoenix (21,6 Md€ de CA), présent dans 43 000 officines de 23 pays européens, il serait valorisé entre 5,5 et 6 Md€. La famille Merckle hésite encore entre une cession pure et simple et une introduction en bourse. Parmi les candidats au rachat figurerait le britannique Alliance Boots, contrôlé depuis deux ans par le fonds KKR associé à Stefano Pessina, l’ancien patron d’Unichem.

Sanofi-Aventis met la main sur le génériqueur suisse Helvepharm

29 juil 2009

dans " Génériques "

Les acquisitions ciblées se poursuivent chez Sanofi-Aventis. Le laboratoire français vient, en effet, d’acquérir le génériqueur suisse Helvepharm, filiale depuis 2006 du grossiste en médicaments Zur Rose. L’an passé, le groupe (346,4 M€ de CA) a plongé dans le rouge à hauteur de 2,6 M€ et cette transaction va lui permettre de se recentrer sur ses activités de grossiste et de pharmacie à domicile. Helvepharm, qui emploie 24 salariés à Frauenfeld, commune du canton de Thurgovie (nord-est de la Suisse) où est également installé le siège de Zur Rose, prévoit de réaliser pour 2009 un CA de 20,4 M€. Le laboratoire, actif notamment dans les traitements contre l’hypertension, la dépression et l’hypercholestérolémie (59 molécules et 200 formes galéniques), détient 5,4 % du marché suisse des génériques. Grâce à cette acquisition, Sanofi-Aventis renforce sa présence dans le pays, où il se positionne déjà parmi les cinq premières entreprises pharmaceutiques.

Watson acquiert Arrow

18 juin 2009

dans " Génériques "

L’américain Watson Pharmaceuticals a annoncé le rachat du fabricant de génériques Arrow Pharma, une filiale du laboratoire australien Sigma Pharmaceuticals. Le prix aurait été fixé à 1,75 Md$, financés en numéraire et en actions ; il valorise un peu moins de trois fois le CA d’Arrow qui s’est établi à 647 M$ l’an dernier.
Réunis, les deux laboratoires devraient assez nettement dépasser les 3 Md$ de CA. Paul Bisaro, le CEO de Watson Pharmaceuticals, n’avait pas fait mystère de son intention de développer et d’internationaliser la firme de Corona (Californie), jusque-là essentiellement tournée vers le marché US des génériques. Arrow entre parfaitement dans cette stratégie grâce à sa présence en Europe (Royaume-Uni, Allemagne, pays scandinaves), notamment en France où il est installé depuis 2000 et où il annonce, sur son site internet, un CA de 102 M€ en 2008 (sources internes).

Pfizer prêt à croître dans les génériques

11 juin 2009

dans " Génériques "

David Simmons, le président de la division génériques de Pfizer, a indiqué hier mercredi que son groupe avait l’intention d’accroître ses parts de marché dans les médicaments génériques, par acquisitions de licence ou croissance interne. Concernant une possible opération de croissance externe, il a déclaré que Pfizer n’en avait pas réellement besoin mais n’excluait pas non plus cette éventualité.
De son côté, l’allemand Stada, un des dix premiers génériqueurs mondiaux, a confirmé hier également, lors de son assemblée générale annuelle, qu’il anticipait une baisse de ses ventes au premier semestre mais s’attendait à un rebond au second semestre. Le laboratoire escompte un EBITDA ajusté de 250 M€ sur l’exercice, soit sensiblement moins qu’en 2008 (294,3 M€ pour un CA total de 1,65 Md€). Son président Hartmut Retzlaff a souligné que Stada poursuivrait son programme de réinternalisation des productions, confiées jusqu’alors à des sous-traitants, vers ses usines situées dans des pays low cost.