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GSK veut optimiser sa R&D sans licencier

08 fév 2012

dans " Stratégies "

Selon un porte-parole, GSK aurait mis à l’étude une réorganisation de ses capacités de R&D, notamment celles installées sur le Research Triangle Park (RTP). La big pharma britannique tentera de faire l’économie de suppressions de postes, aussi bien sur le site de Caroline du Nord que sur ses autres plates-formes de recherche. « Nous ne savons pas si cela est possible, mais c’est notre objectif », a ainsi affirmé le porte-parole de GSK qui a ajouté « qu’un tout petit nombre des salariés du RTP serait concerné par ces mesures ».
La R&D est l’une des attributions majeures des installations de GSK sur le Research Triangle Park où sont employés près de 3 800 collaborateurs. La big pharma exploite aussi une unité de production de 600 personnes installée à Zebulon, une commune des environs. Rappelons que le CEO de GSK, Andrew Witty, a annoncé lors de la présentation des résultats du 4e trimestre la fermeture de trois des trente-huit unités de recherche, appelées Discovery Performance Units (DPU). Dans le même temps, quatre DPU seraient créées.

AstraZeneca engage une purge drastique

02 fév 2012

dans " Stratégies "

Comme nous l’indiquions hier (cf. notre post du 1er février 2012), le laboratoire anglo-suédois a décidé une nouvelle fois de réduire ses effectifs. Mais la taille sera finalement plus sévère que prévue. Ce ne sera pas 3 000 mais bien 7 300 postes qui passeront à la trappe d’ici à 2014. AstraZeneca espère grâce à cette réorganisation de grande ampleur économiser 1,6 Md$ afin de pallier des pertes de brevets en Europe et aux Etats-Unis. Les coupes interviendront principalement dans les fonctions supports et la R&D. Environ 2 200 postes de recherche devraient être ainsi supprimés, entrainant notamment la fermeture du centre de R&D de Montréal (Canada) et une importante réduction des effectifs du site de Sodertalje, en Suède. La nouvelle organisation permettra au laboratoire de recentrer son portfolio sur des domaines très ciblés.
Le laboratoire a, par ailleurs profité de cette annonce pour présenter ses résultats. Au 4e trimestre, le britannique a enregistré un CA de 8,7 Md$, assorti d'un bénéfice de 1,5 Md$ contre 1,6 Md$ l'an passé. La seule concurrence des génériques lui aurait coûté près de 450 M$ sur la période.

Nouvelle vague de licenciements chez AstraZeneca?

01 fév 2012

dans " Stratégies "

De mal en pis ! Selon la presse britannique, AstraZeneca serait sur le point d’annoncer un nouveau plan drastique de réorganisation entraînant la suppression de 3 000 postes. Cette nouvelle coupe claire viendrait s’ajouter aux 1 150  postes de commerciaux supprimés aux USA en décembre dernier. Rappelons qu’AstraZeneca a déjà engagé en 2010 un sévère programme de restructuration portant sur le licenciement de 24 000 salariés d’ici à 2013. Le laboratoire subit de plein fouet la perte imminente de brevets protégeant deux de ses blockbusters : le Crestor (cholestérol) et l’antipsychotique Seroquel XR (quetiapine) ; il est aussi en proie à d’importants revers sur le terrain de la R&D avec l’échec de plusieurs essais cliniques, notamment celui sur l’olaparib, un traitement potentiel du cancer de l’ovaire. AstraZeneca devrait annoncer ses résultats 2011 d'ici à la fin de la semaine.

L’Agence organise elle-même le retrait des lots de Genopharm

23 jan 2012

dans " Stratégies "

C’est sans doute une première ! L’Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ex-Afssaps) vient d’annoncer qu’elle avait, elle-même, organisé le rappel des lots en distribution d’une quinzaine de spécialités – dont deux relevant d’une autorisation temporaire d’utilisation (ATU) – exploitées par le laboratoire Genopharm : cette décision découle de la dissolution de la société décidée par sa maison-mère Alkopharm, le 6 janvier dernier, et du refus d’obtempérer opposé par celle-ci à la décision de retrait que lui a signifié l’autorité sanitaire.
L’Agence, qui confirme que les produits visés par ce retrait « doivent être stockés chez les grossistes-répartiteurs », a tenu à préciser que les spécialités affectées « bénéficiaient d’alternatives thérapeutiques » ; par ailleurs, la substitution d’un traitement à l’autre ne nécessiterait ni délai d’adaptation, ni précautions particulières. Les deux médicaments bénéficiant d’ATU sont l’Iuvacor et la Kemadrine, respectivement indiqués dans le traitement de certaines cardiopathies et de la maladie de Parkinson.
Rappelons que l’ANSM a retiré l’autorisation d’exploitation, de fabrication et de libération accordée au laboratoire Genopharm à St-Thibault-des-Vignes (77) et à son unité industrielle Alkopharm de Blois (41) le 20 décembre dernier (cf. notre post du 22 décembre 2011).

Novartis supprime près de 2 000 postes aux Etats-Unis

13 jan 2012

dans " Stratégies "

Les temps sont durs pour le suisse Novartis ! Le laboratoire vient d’annoncer la suppression de près de 2 000 emplois aux Etats-Unis, dans le cadre d’une réorganisation de ses activités pharmaceutiques. Ce sont donc 1 630 postes en production et 330 au siège du groupe qui vont être ainsi rayés de la carte. Ce plan social va permettre à Novartis d’économiser 450 M$ par an d’ici à 2013. La big pharma doit en effet faire face à des charges exceptionnelles : 160 M$ au 1er trimestre provoquées par la perte du brevet aux US du Diovan (hypertension), auxquelles s’ajoutent une provision de 900 M$ au 4e trimestre permettant de couvrir l'arrêt de programmes de développement de plusieurs de ses produits dont l’elinogrel (antiagrégant plaquettaire).
Novartis reconnait dans le communiqué annonçant ce plan de restructuration, que les deux prochaines années seront difficiles pour sa division pharmaceutique et qu’il est nécessaire qu'il concentre son pipeline sur « de meilleures opportunités ».

Sanofi associé à des VC’s investit dans la génomique aux US

10 jan 2012

dans " Stratégies "

Le français Sanofi est sur tous les fronts aux Etats-Unis. La big pharma annonce en effet qu’elle va investir aux côtés de deux sociétés de capital-risque, Third Rock Ventures (TRV), installée à Boston (Massachusetts) et Greylock Partners, implantée à Menlo Park (Californie), au capital de Warp Drive Bio, une biotech spécialisée dans la génomique appliquée à la découverte de médicaments d’origine naturelle. Selon les termes de cet accord, Sanofi et TRV/Greylock Partners investiront à parité au capital de Warp Drive Bio pour un montant qui pourra atteindre les 75 M$. Le coût total du programme de recherche, qui s’échelonnera sur 5 ans, est estimé à 125 M$. Le procédé intégré de Warp Drive Bio utilise un moteur de recherche génomique permettant d’identifier des produits naturels dissimulés dans les micro-organismes sur la base de leur signature génomique exclusive.

Bristol-Myers Squibb achète une star des antiviraux au prix fort

09 jan 2012

dans " Stratégies "

Les big pharmas américaines n’hésitent pas à casser leur tirelire pour s’emparer de biotechs au potentiel jugé mirifique, notamment dans le domaine des antiviraux ! Ainsi après l’acquisition en novembre dernier de Pharmasset par Gilead pour la très coquette somme de… 11 Md$, c’est autour de Bristol-Myers Squibb (BMS) de faire parler la poudre. Le groupe américain vient, en effet, d’annoncer l’acquisition imminente d’Inhibitex dont la spécialité est le traitement de l’hépatite C. Le deal a été conclu au prix de 2,5 Md$ en numéraire, soit 26 $ par action, ce qui représente un premium de 163 % par rapport au dernier cours (9,87 $). La plus-value réalisée par les actionnaires est spectaculaire puisqu’en trois mois, ils auront donc multiplié leur mise par 11.
Fondée en 1994, Inhibitex, implantée à Alpharetta (Georgie), emploie une quarantaine de collaborateurs : son CA n'excède pas 2 M$. La biotech fonde tous ses espoirs sur le potentiel d’un inhibiteur de polymérase (INX-189), aujourd’hui en phase II, qui aurait démontré une très puissante activité contre le VHC.

Alexion Pharmaceuticals s'empare d'Enobia Pharma

04 jan 2012

dans " Stratégies "

Le marché des médicaments orphelins suscite la convoitise des pharmas intermédiaires en quête de relais de croissance. Ainsi, le laboratoire américain Alexion Pharmaceuticals vient de s’offrir pour 1 Md$ (610 M$ dans le cadre d'un paiement initial et 470 M$ en paiements d’étapes) la biopharm canadienne Enobia Pharma, implantée à Montréal et  à Cambridge, dans le Massachusetts. Cette dernière développe un traitement destiné aux patients atteints d’hypophosphatasie (HPP), une maladie génétique rare et souvent létale, qui n’a pour le moment aucun traitement. Par ce rachat, Alexion acquiert l’ensemble des droits mondiaux de l’ENB-0040 (asfotase alfa), le candidat principal d’Enobia contre l’HPP et étoffe ainsi son portefeuille dédiés aux maladies rares, qui comprend notamment Soliris (eculizumab) pour le traitement du syndrome hémolytique et urémique.

GSK cède à Prestige Brands son OTC en Amérique du Nord

21 déc 2011

dans " Stratégies "

Le britannique GSK a annoncé la cession à Prestige Brands Holding de 17 de ses médicaments sans ordonnance (OTC) vendus en Amérique du Nord, pour la somme de 660 M$. Prestige Brands, qui commercialise déjà plusieurs produits sur ces marchés, récupère des marques prestigieuses comme les anti-douleurs Goody’s et Ecotrin ou les traitements des brûlures d’estomac Gaviscon et Tagamet qui devraient lui permettre de réaliser désormais 500 M$ de ventes dans l’OTC, selon son CEO Matthew Mannelly.
Aucune décision n’a été dévoilée pour la vente de la branche OTC sur les autres marchés, notamment européen, ni pour la cession des droits mondiaux de la pilule minceur Alli. Au mois de septembre dernier, on citait Stada Arzneimittel comme prétendant à l’achat de l’ensemble de la branche, valorisée à l’époque autour de 2,4 M$ pour un CA global de 775 M$. Plus récemment, le fonds d’investissement Thomas H. Lee était donné comme vainqueur des enchères, également pour l’ensemble du business. Battus en Amérique du Nord par Prestige Brands, ces deux protagonistes sont-ils encore en course pour le rachat de l’OTC européenne de GSK

Ipsen développe son centre de recherche des environs de Boston

16 déc 2011

dans " Stratégies "

La quatrième pharma française (CA de 1,1 Md€ en 2010) investit 45 M$ dans le renforcement de son unité de R&D Biomeasure de Milford, à une quarantaine de kilomètres au sud-ouest de Boston (Massachussets). Aux 7 000 m2 actuels, qui seront en partie rénovés, va s’ajouter un bâtiment de trois étages offrant 5 500 m2 supplémentaires, dont la construction devrait être achevée dans deux ans. La nouvelle unité est destinée à fournir d’ici à 2015 les lots de nouvelles molécules et candidats médicaments.
Biomeasure, est un des quatre centres de recherche d’Ipsen ; employant 150 chercheurs, chimistes et biologistes et techniciens, il intègre une plate-forme cGMP pour la production de lots cliniques de protéines recombinantes destinée notamment à OBI-1, un candidat traitement contre l’hémophilie développé par Ipsen et qui a obtenu, l’an passé, le statut de médicament orphelin de la Commission européenne.
Ipsen a également annoncé son intention de déménager l’an prochain son siège américain, actuellement installé à Brisbane (Californie), vers Bridgewater, dans le New-Jersey, où louera dès le mois d’avril 2 700 m2.