Implantée au cœur de l’ex-usine Famar de Saint-Genis-Laval (69), près de Lyon, qu’elle a reprise à l’été 2020, la filiale française du laboratoire libanais a engagé la construction d’une unité de production de formes stériles (5 M€ d’investissement) qui sera opérationnelle en 2026, nous indique Damien Parisien, le CEO de Benta Lyon.
Ces capacités – initialement quelques millions de flacons – seront dédiées au contrat de manufacturing remporté par Benta auprès du jeune laboratoire vétérinaire lyonnais Melchior Santé animale, spécialisé notamment dans les vaccins et les produits de niche. « Il ne s’agit pas d’un deal exclusif. Notre projet industriel dans les stériles, une forme qui manquait jusqu’ici à notre palette galénique dédiée aux formes orales solides, aux pâteux et aux liquides non stériles va nous amener à travailler en sous-traitance pour d’autres clients » prévient Damien Parisien qui confirme le caractère hybride du modèle de Benta Lyon. « Nous travaillons en mode CDMO mais l’usine produit et conditionne également des génériques commercialisés par un réseau d’environ 500 pharmacies d’officine sous la marque Benta ». Cette offre est composée d’une dizaine de molécules incluant du paracétamol, de l’amoxicilline et un traitement contre la sclérose en plaques. L’usine, qui délivre aujourd’hui au total entre 20 et 25 millions de boîtes, emploie 130 salariés et vient d’ouvrir une vingtaine de postes. Benta Lyon réalise aujourd’hui un CA d’environ 20 M€ et table sur un CA de 30 M€ en 2026.




