Désireux de pallier la perte d’exclusivité sur le Keytruda qui devrait intervenir en 2028, l’américain Merck regarnit son portefeuille en rachetant des actifs stratégiques.
Il vient ainsi d’annoncer l’acquisition de son compatriote Terns Pharma, une biopharm qui développe le TERN-701, un traitement oral qui a montré des preuves très encourageantes de sécurité et d’efficacité dans le traitement de leucémie myéloïde chronique. Le rachat a été effectué au prix de 53$ l’action, ce qui représente un bonus de 6 % par rapport au cours de référence. Le montant total de la transaction devrait s’élever à 5,7 Md$, dont 1 Md$ en cash.
Selon certains analystes, le montant de ce deal sous-évalue le potentiel de TERN-701, un inhibiteur de kinase (TKI) aujourd’hui évalué en phase I/II sur une cohorte de patients présentant une caractéristique chromosomique et dont le traitement initial, également à base de TKI, a échoué. Selon eux, ce candidat qui bénéficie d’une désignation orpheline depuis mars 2024, serait en capacité de challenger la franchise de Novartis (Scemblix) dans la même indication.




