La drug discovery strasbourgeoise NovAliX va licencier 78 des 115 salariés de son site de R&D de Romainville (93), une unité créée en 2005 par le laboratoire belge Galapagos, aujourd’hui en complète réorganisation. La biopharm de Malines, qui avait confié au printemps 2023 l’exploitation de cet établissement à NovAliX en contrepartie d’un accord de sous-traitance de cinq ans, a annoncé en début d’année sa scission en deux activités – aujourd’hui remise en question – et la suppression de 300 emplois en Europe, incluant la fermeture de Romainville.
Cette réduction drastique de l’effectif de la principale unité de recherche du pôle romainvillois de Biocitech est une très mauvaise nouvelle pour l’ancienne usine Sanofi, qui abrite aujourd’hui une dizaine de laboratoires de biotechnologies employant au total quelque 200 personnes. Si la restructuration en cours à Romainvile, préalable probable d’une fermeture pure et simple, crée un émoi local, elle ne devrait guère freiner le développement de NovAliX, qui emploie à ce jour 430 personnes et annonce quelque 40 M€ de CA sur ses différents campus français, dont celui de Strasbourg, un ancien site de R&D de Sanofi où elle a installé son siège en janvier 2022.
Il y a tout juste un an, NovAliX accueillait à son capital l’américain Bruker, un fabricant d’instruments scientifiques originaire du Massachusetts. Le nouvel actionnaire, qui affichait un CA de 3,37 Md$ l’an passé, en progression de 13,6 % sur un an, a investi via sa filiale suisse Bruker Invest AG la somme de 20 M€ dans la CRO strasbourgeoise, correspondant à une participation d’environ 19 %.




