Pfizer renforce discrètement sa stratégie anti-obésité avec l’acquisition d’un actif de YaoPharma, basé en Chine, en vue de développer un traitement oral GLP-1. 150 M$ sont déboursés immédiatement, avec jusqu’à 1,94 Md$ en paiements complémentaires et royalties en cas de succès. Ce mouvement s’ajoute au rachat récent de Metsera pour 10 Md$, un portefeuille de traitements injectables GLP-1 et analogues d’amylin, certains en phase II/III, d’autres oraux à venir.
Après les échecs de ses candidats internes oraux (notamment danuglipron, écarté en 2025 pour des soucis hépatiques) , Pfizer mise sur ces relais externes pour revenir dans la course. Ce repositionnement arrive dans un contexte très concurrentiel : Novo Nordisk et Eli Lilly dominent déjà le marché des traitements GLP-1, et d’autres acteurs (les biotechs chinoises notamment) cherchent à vendre ou licencier leurs candidats. Pour les spécialistes, ce double pari de Pfizer montre l’importance croissante des alliances stratégiques et des partenariats transcontinentaux – non seulement pour rattraper des échecs internes, mais surtout pour viser un marché obésité promis à une forte croissance.




