Un peu plus d’un an après avoir affolé Bercy avec le projet de vente du génériqueur Biogaran à un laboratoire indien, Servier a annoncé avant-hier être entré en négociations exclusives avec le fonds britannique BC Partners pour la cession d’une participation majoritaire dans une branche d’activité qui affiche un CA de 1,4 Md€ (source laboratoire), mais ne correspond plus à son core business. Dès le printemps 2024, alors qu’Aurobindo et Torrent Pharmaceuticals se disputaient la mise, BC Partners avançait ses pions, s’alliant même avec Bpifrance pour l’emporter : il lui aura fallu attendre quinze mois pour convaincre définitivement Servier. Comme Sanofi avec CD&R pour Opella, Servier a donc choisi un fonds pour valoriser une entreprise qui, si elle règne sur le marché français du générique, ne pèse pas lourd face aux leaders mondiaux Teva, Viatris ou Sandoz.
BC Partners n’est pas un inconnu dans le monde du médicament. Il détient encore 25 % du spécialiste britannique du développement des API et des génériques Synthon après avoir cédé le reste du capital à Goldman Sachs en fin d’année dernière. Il contrôle aussi depuis octobre 2022 le vendéen Havea (ex-Yves Ponroy) qui a l’ambition de devenir leader européen des compléments alimentaires, À noter enfin que BC Partners a cédé l’an passé la CDMO allemande Aenova à Kühne Holding AG.




