La biopharm franco-autrichienne Valneva, qui développe, produit et distribue des vaccins contre les maladies infectieuses, remodèle en profondeur ses implantations françaises. La société (127 M€ de CA sur les neuf premiers mois de l’exercice 2025) vient en effet d’annoncer qu’elle allait fermer son unité de Saint-Herblain (44), près de Nantes, une plateforme qui abrite des activités de recherche préclinique, ainsi que des activités de support.
Ce projet, qui va « concerner 30 des 39 salariés employés à Saint-Herblain » nous indique une porte-parole de la biopharm, s’accompagne du renforcement de son établissement lyonnais – la seconde plateforme tricolore de Valneva – qui compte aujourd’hui 24 collaborateurs. Si certains postes pourraient être proposés aux salariés nantais dans le cadre du PSE qui va s’ouvrir, la totalité des activités de recherche sera bien rapatriée sur le site de Vienne en Autriche. Un bureau n’employant qu’une poignée de collaborateurs pourrait toutefois être conservé à Nantes. Ce projet de réorganisation devrait être opérationnel au premier trimestre 2026. Rappelons que Valneva commercialise aujourd’hui trois vaccins respectivement indiqués dans la prévention de l’encéphalite japonaise (Ixiaro), du choléra (Dukoral) et du chikungunya (Ixchiq). Elle s’apprête à lancer la phase III d’un vaccin contre la maladie de Lyme, un projet prometteur mené avec Pfizer. En quittant le site de Saint-Herblain, Valneva remet sur le marché une plateforme de R&D d’environ 3 200 m² de surfaces de laboratoire.




