GSK souffle le froid et le chaud en Belgique

Depuis quelques semaines, les 9 500 salariés de GSK Vaccines en Belgique vivent dans l’angoisse, dans l’attente d’une restructuration qui s’annonçait « sanglante », aux dires des syndicats.
Le plan de transformation présenté ce 5 février lors d’un comité d’entreprise a confirmé partiellement ces craintes. Certes, le groupe britannique a bien annoncé que plus de 500 M€ seraient investis au plat pays au cours des trois prochaines années « afin de répondre à la demande mondiale de vaccins » et que le centre historique de recherche de Rixensart, ainsi que l’unité industrielle de Wavre – l’une des plus importantes plateformes de manufacturing de vaccins au monde –, allaient naturellement bénéficier de cette coquette enveloppe. Mais cet enrobage n’a pas réussi à masquer les aspects sociaux plutôt négatifs de la réorganisation. En effet, plusieurs services, « y compris la R&D, la fabrication, le service qualité et les fonctions globales de support », seront sévèrement impactés par des mesures de rationalisation qui affecteront à des degrés divers 720 salariés, dont majoritairement des cadres. Par ailleurs, la direction a annoncé que 215 contrats de travail précaires ne seraient pas renouvelés.
Hasard du calendrier, le groupe GSK a annoncé ce même jour un excellent exercice 2019 se soldant par une hausse du CA de 10 %, à 33,75 Md£ (39,76 Md€).

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