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Le G5 Santé veut un moratoire sur les baisses de prix

Le G5 Santé, qui regroupe les huit plus importantes pharmas françaises, a présenté aujourd’hui, lors de son grand rendez-vous annuel, sa contribution au débat sur la relocalisation de la production de médicaments critiques. Par la voix de Didier Véron (LFB)(ci-dessus), président par intérim du G5, les industriels proposent que les décisions de prix prises par le CEPS « tiennent compte des lieux de production et des investissements ».
Par ailleurs, tout en se félicitant que le PLFSS 2021 épargne le médicament en instituant un objectif de baisse de prix de « seulement » 650 M€, contre plus de 1 Md€ pour la cible initiale, le G5 demande que cette modération soit pérennisée, via la « mise en œuvre d’un moratoire visant les médicaments à fort enjeu sanitaire qui sont d’ailleurs assez fréquemment des produits matures ».
Dans cette perspective « et puisque le prix facial des médicaments produits en France sert de guide pour les prix à l’export », les industriels recommandent aux autorités et au CEPS de rehausser le prix public des produits de santé made in France, « quitte à généraliser les remises accordées aux distributeurs et aux dispensateurs »
Toujours afin de favoriser la production sur le Vieux Continent, le G5 propose d’introduire dans les appels d’offres une clause de fabrication dans un pays de l’UE, notamment pour les marchés hospitaliers. « Nous sommes aussi favorables à l’instauration d’un label made in UE, ainsi qu’à la définition, par l’Europe, d’une liste de produits essentiels. On peut aller vite sur le sujet », a poursuivi Didier Véron qui se félicite que le sujet de l’indépendance sanitaire « soit devenu une priorité de la Commission européenne, comme l’a rappelé récemment sa présidente Ursula von der Leyen ».
A l’occasion de cette rencontre, le G5 a présenté une étude sur l’empreinte sanitaire et industrielle des produits de santé fabriqués par les industriels membres. Celle-ci indique que 84 % des patients ont bénéficié en 2018 d’au moins un produit fabriqué par l’un des huit membres du G5. Plus de 50 % ont eu recours à l’un de ces traitements dans le cadre d’un traitement chronique d’au moins six mois. L’impact budgétaire de cette empreinte sanitaire reste limitée à 20 % des dépenses de santé. Enfin, 83 % des médicaments issus du panier G5 ont un principe actif produit en France ou en Europe.

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