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Les façonniers s’adaptent à la crise (épisode 2)

Après avoir publié le 10 avril un premier post sur les façonniers face à la crise, nous poursuivons notre tour d’horizon d’une sous-traitance pharmaceutique qui concilie avec difficulté augmentation des cadences et réduction des effectifs. Avec, en outre, des dépenses imprévues mais quasiment obligatoires pour tenir ses engagements : « L’acheminement de nos salariés par taxi et la location de vans avec chauffeur nous a coûté plus de 220 000 € au mois de mars », relève ce responsable d’une unité industrielle de la région parisienne. « L’ensemble des équipes est sur le pont pour réaménager les flux, la circulation des équipes, les temps de pause », souligne pour sa part Bernard Fraisse (Fareva) qui convient que « toutes ces modifications pèsent sur l’efficacité des process. Mais pour l’instant, nous gardons la tête hors de l’eau »
« C’est compliqué, reconnaît Daniel Note, le directeur général du marseillais Laphal Industries. Nous pâtissons d’un fort taux d’absentéisme lié à la garde des enfants. On s’adapte en demandant beaucoup à ceux qui travaillent. Sur une quinzaine de lignes, nous avons réussi à en maintenir huit qui fonctionnent en 3×8. Je m’étonne que le gouvernement n’ait pas élargi le dispositif des gardes d’enfants accordé aux personnels soignants. Il me semblait que notre industrie était aussi prioritaire… »
« Il est assez déplacé de se plaindre des surcoûts provoqués par l’aménagement des process », s’offusque Eric Goupil (Unither). Pour notre part, nous avons réussi, grâce à notre plasticité et à la très grande solidarité de nos clients, à maintenir notre taux d’activité à près de 95 % de la normale. » Mieux, l’expérience acquise par les usines françaises d’Unither dans la gestion de la crise a pu être transférée à Rochester, dans l’Etat de New York, où le groupe exploite un ancien site UCB Pharma.
Quelques façonniers parviennent à maintenir une activité et une productivité presque étales. C’est le cas du groupe Galien dont « le taux d’utilisation des capacités est supérieur à 90 %, précise le CEO Damien Parisien. Nous ne sommes pas confrontés à une forte variation de la charge, ce qui est logique compte tenu de la structure de notre portefeuille et de nos spécialités galéniques. Ceux qui produisent des médicaments d’intérêt thérapeutique majeur (MITM) sous forme injectable sont davantage sous pression ».


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