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Carve-out (suite) : Opella et les unités « en apesanteur »

Nous avions annoncé en avant-première le 25 septembre, le second projet de filialisation de Sanofi, baptisé Chloé. Comme Pluton, il attise les inquiétudes des organisations syndicales. On sait, à ce stade, qu’il porte sur le regroupement au sein d’une même entité (Opella) des gammes santé grand public (CHC) et OTC de Sanofi et de la vingtaine de sites industriels qui leur sont attachés. 
Les usines françaises de Compiègne (80), de Lisieux (14) et le site de distribution d’Amilly (45) sont intégrés dans ce périmètre.« Mais pour le coup, nous sommes plutôt inquiets pour les unités… qui ne seront pas transférées vers Opella et dont l’activité se situe pourtant dans le domaine de la santé grand public », nous confie un délégué syndical.
L’usine de Tours (37), spécialisée dans les formes sèches et qui emploie environ 340 salariés, paraît aujourd’hui « fragilisée ». Elle avait déjà été sauvée in extremis en 2013 lorsque le groupe avait rapatrié de Kansas City (Missouri) la fabrication d’un traitement cardiovasculaire (Cardizem) et surtout de l’antihistaminique Allegra (fexofénadine), commercialisé en France sous le nom de marque de Telfast. Or, celui-ci constitue l’un des produits phares de la franchise CHC de Sanofi. 
« Nous sommes inquiets parce que ce type d’usines se trouve aujourd’hui un peu en apesanteur. Et parce que, dans le même temps, on s’apprête à upgrader le site d’Ambarès (33), spécialisé dans les formes sèches et les injectables (l’usine de l’agglomération bordelaise emploie quelque 900 salariés, NDLR). N’y aurait-il pas, à terme, un projet de massification des fabrications sur quelques usines triées sur le volet, au détriment des sites les plus modestes ? », poursuit-on à la CFDT où l’on précise que ces supputations ne correspondent pas, à ce stade, à un agenda connu d’annonces.

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