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Loi Bertrand, remède ou placebo ?

03 fév 2012

La loi Bertrand sur la sécurité du médicament adoptée et publiée au mois de décembre tente de réparer certains dysfonctionnement du système et de rassurer l’opinion. Mais atteint-elle son objectif ?

 


AstraZeneca engage une purge drastique

02 fév 2012

dans " Stratégies "

Comme nous l’indiquions hier (cf. notre post du 1er février 2012), le laboratoire anglo-suédois a décidé une nouvelle fois de réduire ses effectifs. Mais la taille sera finalement plus sévère que prévue. Ce ne sera pas 3 000 mais bien 7 300 postes qui passeront à la trappe d’ici à 2014. AstraZeneca espère grâce à cette réorganisation de grande ampleur économiser 1,6 Md$ afin de pallier des pertes de brevets en Europe et aux Etats-Unis. Les coupes interviendront principalement dans les fonctions supports et la R&D. Environ 2 200 postes de recherche devraient être ainsi supprimés, entrainant notamment la fermeture du centre de R&D de Montréal (Canada) et une importante réduction des effectifs du site de Sodertalje, en Suède. La nouvelle organisation permettra au laboratoire de recentrer son portfolio sur des domaines très ciblés.
Le laboratoire a, par ailleurs profité de cette annonce pour présenter ses résultats. Au 4e trimestre, le britannique a enregistré un CA de 8,7 Md$, assorti d'un bénéfice de 1,5 Md$ contre 1,6 Md$ l'an passé. La seule concurrence des génériques lui aurait coûté près de 450 M$ sur la période.


Nouvelle vague de licenciements chez AstraZeneca?

01 fév 2012

dans " Stratégies "

De mal en pis ! Selon la presse britannique, AstraZeneca serait sur le point d’annoncer un nouveau plan drastique de réorganisation entraînant la suppression de 3 000 postes. Cette nouvelle coupe claire viendrait s’ajouter aux 1 150  postes de commerciaux supprimés aux USA en décembre dernier. Rappelons qu’AstraZeneca a déjà engagé en 2010 un sévère programme de restructuration portant sur le licenciement de 24 000 salariés d’ici à 2013. Le laboratoire subit de plein fouet la perte imminente de brevets protégeant deux de ses blockbusters : le Crestor (cholestérol) et l’antipsychotique Seroquel XR (quetiapine) ; il est aussi en proie à d’importants revers sur le terrain de la R&D avec l’échec de plusieurs essais cliniques, notamment celui sur l’olaparib, un traitement potentiel du cancer de l’ovaire. AstraZeneca devrait annoncer ses résultats 2011 d'ici à la fin de la semaine.


Teva et Pfizer convoiteraient l’indien Micro Labs

30 jan 2012

dans " Génériques "

Selon des sources indiennes, l’israélien Teva, comme l’américain Pfizer, convoiteraient l’indien Micro Labs (281 M$ de CA), qui serait aujourd’hui classé 21e laboratoire pharmaceutique du sous-continent et 10e pour les seuls médicaments de prescription : ce laboratoire de taille medium possède 14 sites de production, pour l’essentiel situés autour de Bangalore (Karnataka), et emploie 5 800 personnes. Mais la valorisation souhaitée par les dirigeants de MicroLabs – près de 2 Md$, soit 7 fois le montant du chiffre d’affaires et 44 fois les résultats – serait une pierre d’achoppement dans les négociations. Rappelons que Ranbaxy avait été acheté en 2008 par le japonais Daiichi Sankyo pour moins de 3 fois le montant des ventes, mais qu’Abbott va payer au final 3,7 Md$ pour Piramal, soit plus de 8 fois le chiffre d’affaires actuel de sa cible. Micro Labs justifierait cette évaluation élevée par la qualité de son portefeuille de médicaments.
Teva a déjà été en contact avec un autre indien, Torrent Pharmaceuticals, pour entrer sur le marché local, mais apparemment sans succès. Le ticket aurait été beaucoup plus raisonnable, puisque la capitalisation boursière du laboratoire d’Ahmedabad (Gujarat) avoisine les 900 M$ pour un CA 2010-2011 de 447 M$.


Le mulhousien Rhenovia Pharma s’installe à Cambridge

25 jan 2012

dans " Biotechs "

La biotech mulhousienne Rhenovia Pharma, un spécialiste de la biosimulation appliquée à la recherche de nouveaux traitements dans le domaine du SNC et notamment de la maladie d’Alzheimer, annonce la création de sa première filiale à l’étranger. Rhenovia Inc vient en effet de naître à Cambridge (Massachusetts). La société souhaite ainsi se rapprocher de certains de ses grands clients et partenaires académiques « tout en faisant mieux connaître les technologies de biosimulation, routinière dans la plupart des indications hors systèmes nerveux, mais encore balbutiante dans le domaine de la santé mentale et des maladies neurodégénérative », indique sa direction. Rhenovia emploie aujourd’hui une vingtaine de collaborateurs en France, en Suisse, en Allemagne et aux Etats-Unis. Depuis sa création en 2007, elle a réussi à engranger près de 3,5 M€ de concours divers (contrats commerciaux, appels à projets et appels d’offres français et européens, fonds d’amorçage régionaux).


L’Agence organise elle-même le retrait des lots de Genopharm

23 jan 2012

dans " Stratégies "

C’est sans doute une première ! L’Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ex-Afssaps) vient d’annoncer qu’elle avait, elle-même, organisé le rappel des lots en distribution d’une quinzaine de spécialités – dont deux relevant d’une autorisation temporaire d’utilisation (ATU) – exploitées par le laboratoire Genopharm : cette décision découle de la dissolution de la société décidée par sa maison-mère Alkopharm, le 6 janvier dernier, et du refus d’obtempérer opposé par celle-ci à la décision de retrait que lui a signifié l’autorité sanitaire.
L’Agence, qui confirme que les produits visés par ce retrait « doivent être stockés chez les grossistes-répartiteurs », a tenu à préciser que les spécialités affectées « bénéficiaient d’alternatives thérapeutiques » ; par ailleurs, la substitution d’un traitement à l’autre ne nécessiterait ni délai d’adaptation, ni précautions particulières. Les deux médicaments bénéficiant d’ATU sont l’Iuvacor et la Kemadrine, respectivement indiqués dans le traitement de certaines cardiopathies et de la maladie de Parkinson.
Rappelons que l’ANSM a retiré l’autorisation d’exploitation, de fabrication et de libération accordée au laboratoire Genopharm à St-Thibault-des-Vignes (77) et à son unité industrielle Alkopharm de Blois (41) le 20 décembre dernier (cf. notre post du 22 décembre 2011).


Feu vert européen pour l’usine Genzyme de Framingham

18 jan 2012

Etape importante, très attendue par la communauté médicale et les patients, l’EMEA vient d’homologuer le site industriel de Genzyme à Framingham (Massachusetts), dédié à la production de son traitement de la maladie de Fabry (Fabrazyme). Selon un porte-parole du laboratoire, cette approbation ponctue « le processus de rétablissement industriel et constitue un pas en avant vers l’approvisionnement sans contrainte des patients ». Pour autant, les dirigeants de la pépite biotechnologique de Sanofi tiennent à rappeler « que le retour à un approvisionnement normal du Fabrazyme dans le monde entier ne sera pas immédiat ».
En raison de multiples problèmes de contamination rencontrés sur le site d’Allston Landing, près de Boston (Mass.), la quasi totalité de la fabrication du principe actif du Fabrazyme est assurée depuis le second semestre 2011 par la plate-forme de production de Framingham. Une grande partie du remplissage a été transférée sur le site irlandais de Waterford ou confiée à la CMO Hospira (cf. notre post du 25 novembre 2010).


Cenexi autorisé à reprendre Thissen à Braine-l’Alleud

16 jan 2012

C’est fait ! Le façonnier français Cenexi vient d’être autorisé par le tribunal de commerce de Nivelles à reprendre l’usine belge de NextPharma (ex-Thissen) à Braine-l’Alleud, près de Bruxelles. Seul en lice après le retrait de Jean Stéphenne, le sous-traitant de Fontenay-sous-Bois (94) n’a pas eu trop de mal à convaincre les juges d’autant que les représentants du personnel avaient pris nettement position en faveur de son projet.
Celui-ci prévoit donc la reprise de 145 des 300 salariés de cette usine spécialisée dans les formes lyophilisées stériles. En échange d’une « trêve sociale de 24 mois », Cenexi s’est engagé à reprendre prioritairement, « à compétences égales », les salariés licenciés en cas d’augmentation de la charge. Selon le président de Cenexi Philippe Mougin, qui va immédiatement s’employer à rassurer les clients, le CA 2012 de l’usine belge devrait se situer autour de 18 M€.