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Attractivité : les atouts français sous-exploités

09 sep 2010

dans " Stratégies "
La France, contrairement à d’autres pays, « n’arrive pas à transformer ses atouts en véritables avantages compétitifs ». Tel est l’un des enseignements majeurs de l’étude « L’attractivité et la compétitivité de la France », qui vient d’être réalisée par AEC Partners pour le compte du Leem après rencontre d’une vingtaine de leaders mondiaux du médicament.
L’absence d’engagement public fort en faveur de la recherche dans les sciences de la vie, l’éclatement de la recherche publique, la relative dispersion des investissements publics – élément qui ne « favorise pas l’émergence de bio-clusters ayant une ambition visible à l’international » – expliquent ce déficit. Cela n’étonnera personne, « la perception de l’environnement social n’est pas bonne ». Il est vrai que la législation sur les 35 h, les grèves à répétition dans les transports et la fonction publique et, dernières nées de la série, les séquestrations de dirigeants d’entreprises, ont quelque peu brouillé l’image de la France…
Pour autant, la perception du « French style » évolue. Selon le rapport, la France se distingue du reste de l’Europe par une « volonté politique affichée de considérer les industries de santé comme un secteur stratégique » qui s’accompagne « d’un ensemble de mesures concrètes » (relance du CSIS, mise en place de l’Alliance Nationale pour les Sciences de la Vie, réforme du crédit d’impôt recherche).
Il convient, conclut le rapport, « de faire levier sur cette volonté politique en exprimant les atouts importants de la France, notamment dans le domaine de la recherche publique ». Il faudra, pour cela, « réduire le décalage entre réalité et perception, notamment du point de vue des grands groupes internationaux », « initier une stratégie de communication vis-à-vis des principales parties prenantes de l’environnement français » et « poursuivre les réformes d’organisation de la recherche ».

GSK vend son site de Zagreb à Galapagos

09 sep 2010

dans " Stratégies "
Les soldes continuent chez GSK. Après avoir cédé son site de recherche de Vérone (Italie) à la CRO américaine Aptuit, la big pharma britannique vient d’annoncer la vente de celui de Zagreb (Croatie) à la drug discovery belge Galapagos.
L’accord, qui prend effet aujourd’hui, comprend la reprise des installations et des 130 salariés de ce centre de R&D spécialisé dans la recherche anti-bactérienne, initialement propriété de Pliva : il est d’ailleurs le lieu où a été découverte par une équipe de chercheurs croates, il y a tout juste trente ans, l’azithromycine, premier antibiotique macrolide du groupe des azalides. En contrepartie de la reprise de ce site dont GSK souhaitait se séparer, Galapagos a signé un contrat de fournitures de services de trois ans avec le laboratoire britannique pour un montant de 14 M€. Le laboratoire belge, qui a réalisé 106 M€ de CA en 2009, attend une forte progression de celui-ci en 2010, à 132 M€, avec un résultat positif pour la deuxième année consécutive.

Sanofi entame sa bio-révolution

06 sep 2010

Genzyme ou pas Genzyme, la big pharma française a pris le virage des biotechnologies. Les rachats et accords récents ont bien pour objet de transformer Sanofi-Aventis sur le modèle de Roche. Le cancer, le diabète, mais aussi les maladies infectieuses et celles de l’œil sont tout particulièrement ciblés par les récentes opérations de croissance externe du groupe piloté par Chris Viehbacher. Mais l’innovation thérapeutique ne signifie pas seulement nouveaux traitements et Sanofi pense désormais aux malades autant qu’aux maladies. Le point sur cette bio-révolution, quasi-copernicienne, au fil des pages de ce numéro.


Abbott renoncerait à vendre les vaccins de Solvay

03 sep 2010

dans " Stratégies "

Faute d’avoir reçu des propositions suffisamment intéressantes, l’américain Abbott Laboratories aurait renoncé à céder les vaccins de Solvay, selon le Wall Street Journal. Cette branche d’activité était entrée dans le périmètre du laboratoire américain suite au rachat en septembre 2009 de la pharma du groupe belge. En juin dernier, la direction d’Abbott avait mis en vente ces actifs, valorisés à près de 500 M€ (pour un CA estimé d’environ 200 M€). GSK, AstraZeneca et d’autres spécialistes du vaccin auraient témoigné de leur intérêt sans que les négociations ne puissent aboutir.


Avec FoldRx, Pfizer se renforce aussi dans les maladies rares

01 sep 2010

dans " Stratégies "
Sanofi-Aventis n’est pas la seule big pharma à s’intéresser de près aux maladies rares. Pfizer vient, à son tour, de racheter une biopharm dans ce domaine. Quoiqu’étant installée aussi à Cambridge (Mass.), FoldRx Pharmaceuticals, la cible du n°1 mondial, n’a pas la taille de Genzyme. Mais ce laboratoire spécialisé dans les maladies dues à un mauvais repliement des protéines (impliquées dans des maladies du SNC comme Parkinson et Alzheimer, mais aussi celles de Gaucher et de Fabry) possède plusieurs candidats en phases préclinique et clinique.
FoldRx, dont le président directeur général est un chercheur français, le Dr. Richard Labaudinière, a soumis sa principale molécule, tafamidis, à l’approbation en Europe et bientôt aux Etats-Unis pour le traitement de deux familles de maladies héréditaires rares, les neuropathies et les cardiopathies dues à une amylose de la transthyrétine (ATTR). On dénombre quelques centaines de cas en France de ces pathologies très invalidantes qui entraînent généralement le décès au bout de quelques années. Jusqu’à présent, la greffe du foie était la seule réponse thérapeutique connue.
FoldRx a levé 88 M$ depuis 2004 et la biopharm compte une trentaine de collaborateurs.

Des actionnaires de Genzyme pressent le board de discuter avec Sanofi

31 août 2010

dans " Stratégies "
Si les membres du conseil d’administration de Genzyme rejettent « sans exception » la proposition décrite comme « irréaliste » de Sanofi-Aventis, certains actionnaires souhaiteraient, en revanche, que des négociations s’engagent. Matrix Asset Advisors, un gestionnaire de fonds new-yorkais qui détient 319 900 actions Genzyme – pour une valeur de 22,5 M$ au cours actuel, mais à peine plus de 0,1 % des titres en circulation –, a écrit en ce sens au conseil d’administration de la biopharm de Cambridge (Mass.) : « Il est clair que l’offre de 69 $ est un simple point de départ pour les négociations et qu’elle pourrait évoluer à la hausse ». Au mois d’avril, Matrix – qui a récemment augmenté sa participation dans Genzyme – enjoignait Henri A. Termeer de céder le contrôle de la compagnie à une big pharma.
David A. Katz, le président du gestionnaire de fonds new-yorkais, est persuadé que dans l'hypothèse où une contre-offre viendrait renchérir la proposition de Sanofi, l’action Genzyme pourrait se rapprocher sensiblement des 80 $. Des analystes financiers estiment, pour leur part, qu’une OPA hostile de Sanofi-Aventis sur Genzyme obligerait le groupe français à relever son offre à 75 $ par action. D'autres considèrent que les raiders Carl Icahn ou Ralph Whitworth – ce dernier a été "invité" au conseil d'administration de la biopharm pour contrarier les ambitions du premier – seraient prêts à vendre les quelque 4 % du capital qu'ils détiennent chacun à 78 ou 79 $ l'action.
Ce même mardi, changement de ton chez Genzyme. Pour la première fois, Henri A. Termeer a indiqué au Boston Globe que son entreprise était ouverte à un rachat, mais pas au prix proposé par Sanofi-Aventis.


Genzyme fait la sourde oreille… Sanofi monte le son

29 août 2010

dans " Stratégies "
Ce dimanche 29 août, Sanofi-Aventis a – enfin – officialisé son intérêt pour Genzyme en confirmant qu’une proposition d’offre à 69 $ par action avait été envoyée le 29 juillet dernier à Henri A. Termeer, le patron de la biopharm de Cambridge (Mass.). Cette première offre, qui succédait à plusieurs tentatives infructueuses « d’engager des discussions », a été réitérée par Chris Viehbacher dans un nouveau courrier adressé à Henri Termeer, ce 29 août.
Cette lettre, publiée intégralement par Sanofi à la fin d'un communiqué de presse du même jour, détaille l'offre en numéraire de près de 18,5 Md$ portant sur l’intégralité des actions émises par Genzyme et en fait valoir les avantages pour les actionnaires des deux sociétés ; elle souligne notamment que l'offre de 69 $ représente une prime de 38 % par rapport au cours de l’action Genzyme le 1er juillet, c’est-à-dire avant qu’il ne s’emballe en raison des rumeurs d’acquisition distillées au début de l'été par la presse américaine. Au Nasdaq, la valeur a clôturé la séance de vendredi 27 août à 67,62 $.
Devant le mutisme observé par les dirigeants de Genzyme, qui ont seulement consenti à laisser leurs conseillers financiers rencontrer « brièvement » ceux de Sanofi-Aventis mardi dernier, Chris Viehbacher montre les dents. Prenant acte qu’Henri A. Termeer n’est « pas disposé à engager des discussions constructives », il a donc décidé de présenter directement sa proposition aux actionnaires de Genzyme en la rendant publique. Ce qui ouvre, probablement, la voie à une OPA hostile de Sanofi-Aventis sur l’américain.

Sanofi changerait de cible… et le feuilleton continue

26 août 2010

dans " Stratégies "
Et les rumeurs d’acquisition continuent pour Sanofi-Aventis. Sans autre résultat, pour le moment, que de faire chuter le cours boursier du laboratoire français (44,22 € ce jeudi 26 août à midi, soit – 23 % au-dessous du plus haut de l’année 2010). Bloomberg et la presse américaine rapportent que le conseil d’administration de Sanofi refuse de débourser plus de 70 $ par action Genzyme. Soit 10 $ de moins que le seuil fixé par la biopharm de Cambridge. Cet écart, aujourd’hui incompressible, conduirait le directoire de Sanofi à étudier d’autres cibles.
Les spéculations vont bon train. On reparle dAllergan (4,45 Md$, dont plus de 80 % pour l’activité pharmaceutique, le reste provenant de la chirurgie esthétique), qui est régulièrement cité parmi les sociétés « opéables ». L’inventeur du Botox, la molécule-phare dont les ventes pourraient être boostées par de nouvelles indications aux Etats-Unis, offre des perspectives de croissance importantes. Mais, à 63 $ par titre, sa capitalisation boursière frôle déjà les 20 Md$ et les analystes fixent son horizon à 90 $ par titre. Le conseil d’administration de Sanofi-Aventis donnera-t-il son feu vert pour déclencher une opération qui coûtera forcément plus cher que le rachat de Genzyme ? Autres cibles évoquées par la presse américaine : Biogen-Idec, une autre biopharm de Cambridge, d’ailleurs de la même taille (4,4 Md$ de CA) que Genzyme et Allergan, la biopharm du New Jersey Celgene (2,7 Md$ de revenus en 2009) et le spécialiste de l’ophtalmologie Bausch & Lomb.