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Le Sunshine Act français comptabilisera les cafés crèmes…

22 mai 2013

dans " Stratégies "
Le décret d’application de la loi Bertrand communément appelé Sunshine Act, créant une obligation de publication des liens d’intérêt entre les industriels du médicament et les professionnels de la santé, vient – enfin – d’être publié au Journal Officiel. Et comme nous l’annoncions en janvier dernier dans un post exclusif, c’est bien la version « hard » du texte qui a finalement été retenue par la ministre de la Santé après moult tergiversations.
Les laboratoires vont être désormais tenus de déclarer tout avantage accordé à un professionnel de santé pour une valeur supérieure à… 10 €. Marisol Touraine, qui s’est réjouie de cette « avancée majeure », a également souhaité que la nature et les caractéristiques de cet avantage « arrondi à l’euro le plus proche » (sic) soient publiés (un repas à la cantine, un livre, la moindre course en taxi…). Ces informations capitales seront recensées et publiées sur un site internet public. Dans l’attente de la mise en exploitation de cette improbable infrastructure web, les avantages devront être publiés sur les sites internet des ordres professionnels ainsi que sur ceux des entreprises concernées. Voilà, en effet, une « avancée majeure » en matière de santé publique.

Sanofi confirme le maintien de 500 emplois sur son site toulousain

17 mai 2013

dans " Stratégies "
Dans le bras de fer qui l’oppose à Chris Viehbacher au sujet de la réorganisation des activités de R&D de Sanofi, le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg vient de marquer un point. Le rapport qu'il a demandé à Jean-Pierre Saintouil, directeur du pôle santé de Toulouse Tech Transfer, et à François Almaric, professeur à l’Université de Toulouse, liste un certain nombre d’initiatives qui permettraient de préserver sous la bannière de Sanofi une activité d’Open Innovation ainsi que la majorité des emplois du site de recherche toulousain de Langarde. Ce dernier est l’épicentre de la réorganisation envisagée par Sanofi qui prévoit la fermeture ou la cession de cette plate-forme de recherche employant 612 collaborateurs.
Ce rapport, "accepté" par la direction, est "devenu la feuille de route des partenaires sociaux" ; il recommande de transformer cette unité toulousaine en un site d’innovation qui, « au travers des collaborations avec des laboratoires académiques ou des sociétés de biotechnologies », se consacrera à l’identification de nouvelles cibles et à la découverte de médicaments (entre 220 et 250 personnes). Des unités mixtes de recherche employant une trentaine de chercheurs (nanotechnologies, biochimie, biotechnologies), soutenues par la région Midi-Pyrénées et par Sanofi « pendant au moins cinq ans », compléteront le dispositif, ainsi que la transformation en spin-off d’une unité d’oncologie de 80 salariés et la création de cinq start-up (20 emplois). L'installation d’une plate-forme support de 145 salariés bouclera ce programme de revitalisation. La direction du groupe a, par ailleurs, confirmé son intention de regrouper ses activités de recherche sur les anti-infectieux à Lyon.

Pfizer met en vente une unité irlandaise

16 mai 2013

L'Irlande, terre d'accueil "historique" des investissements industriels dans la pharmacie, est aussi en butte aux réorganisations engagées par les big pharmas. L’américain Pfizer vient ainsi de mettre en vente son unité de production de Little Island, dans le comté de Cork en Irlande, afin de consolider l’activité d'une autre de ses unités de manufacturing irlandaises située dans la région, à Ringaskiddy ; elle bénéficiera du transfert des activités de Little Island. Little Island emploie 136 collaborateurs et devrait être cédée en 2014. Cette décision fait partie du plan de restructuration mis en place, il y a trois ans, par Pfizer lors du rachat de Wyeth et qui prévoyait la suppression de 785 emplois en Irlande.
Rappelons que Pfizer possède aujourd'hui six usines en Irlande à Cork, Kildare et Dublin qui emploient au total environ 3 000 collaborateurs. Le groupe a rappelé à l'occasion de cette annonce que l'Irlande constituait toujours une "localisation stratégique" pour ses investissements industriels.

Teva supprime des capacités industrielles aux Etats-Unis

03 mai 2013

Le premier génériqueur mondial s’inscrit également dans une logique de dowsinzing de ses capacités industrielles. La direction de Teva Pharmaceuticals vient ainsi d’annoncer qu’elle allait fermer son unité de production de Sellersville en Pennsylvanie, une usine qui employait encore 500 salariés à la fin de l’année 2012. Cette décision, qui s’inscrit dans le cadre d’un programme de réduction des dépenses sur les cinq prochaines années, d’un montant de plus de 2 Md$, sera effective à la fin de l’année 2017. D’ici à cette date, la plate-forme de manufacturing restera « active et productive ». Cette usine est un ex-site de Lemmon Pharmaceutical, un laboratoire entré dans le capital de Teva en 1985.
Rappelons que Teva, qui a installé son état-major nord-américain à North Wales (Pennsylvanie), a révélé en décembre dernier son intention de construire une plate-forme de logistique et de conditionnement (300 M$ d'investissement) à Philadelphie (Penn.)

Valeant tente d’avaler Actavis

29 avr 2013

dans " Stratégies "
Si l’opération va jusqu’à son terme, elle serait, compte tenu du montant de la transaction évoqué (près de 13 Md$), l’une des plus importantes de ces dernières années. Selon le Wall Street Journal, le canadien Valeant, qui conduit une impressionnante politique d’acquisitions – il est d’ailleurs en passe de s’emparer pour 418 M$ d’Obagi Medical Products, un spécialiste des soins dermatologiques –, aurait engagé des discussions en vue du rachat d'Actavis, un des cinq premiers génériqueurs mondiaux avec ses 5,9 Md$ de CA. De source proche de ce dossier, les conditions de cette acquisition ne satisferaient toutefois pas les actionnaires d'Actavis, ce qui jette un doute sur sa conclusion.
Rappelons qu’Actavis, qui occupe des positions de premier plan sur le marché des génériques, a été acquis par Watson Pharmaceuticals en 2012 à l’issue d’une transaction de 5,5 Md$ ; les deux laboratoires ont ensuite fusionné, Watson abandonnant sa raison sociale au profit d’Actavis.

Genticel réussit à lever 18,2 M€

26 avr 2013

dans " Stratégies "
Décidément, le capital-risque retrouve le chemin des biotechs ! Ainsi, le toulousain Genticel, qui développe des vaccins pour les patientes infectées par le virus du papillome humain (HPV), annonce une nouvelle levée de fonds de 18,2 M€. Le tour de table a été mené par Wellington Partners. Tous les investisseurs actuels, IDInvest Partners, Edmond de Rothschild Investment Partners, le fonds Innobio, IRDI et Amundi Private Equity Funds ont également participé à l’opération. Ces nouveaux concours vont permettre à Genticel d’accélérer le développement de deux vaccins dont l’un est aux portes de la phase II.
D’après les récentes estimations de l’OMS, près de 300 millions de femmes sont porteuses du HPV à travers le monde.

Pixium Vision pourrait lever 10 M€

19 avr 2013

dans " Stratégies "
Image and video hosting by TinyPic Exclusif Actu Labo. Bernard Gilly, le CEO de la biotech parisienne Pixium Vision qui développe une solution d’implant rétinien connecté à une mini-caméra, permettant aux patients atteints de cécité consécutive à une rétinite pigmentaire de recouvrer partiellement la vue, nous confirme l’imminence d’une nouvelle augmentation de capital. La société, qui s’appuie d’un point de vue scientifique sur l’Institut de la Vision, et notamment sur les travaux menés par le Pr. José Alain Sahel, devrait ainsi lever près de 10 M€ d’ici à la fin juin dans le cadre d’une opération qui sollicitera très probablement les fonds Omnes Capital et Abingworth LLP, les partenaires historiques de Pixium Vision
Ces concours vont permettre à cette dernière d’opérer les essais finaux de sécurité et d’efficacité de ce dispositif médical indispensables à l’obtention du marquage CE. Une commercialisation en routine n’est pas envisagée avant la fin 2015. Selon Bernard Gilly, également fondateur de Fovea, une biopharm dédiée à l’innovation et revendue à Sanofi, le nombre de patients aux Etats Unis et en Europe éligibles à l’application s’élèverait à plus ou moins 100 000.  Le coût d’appareillage par patient atteindrait environ 100 000 $.
Notons que Bernard Gilly est aussi le CEO de GenSight Biologics, spécialisée dans le développement de thérapies géniques dans le domaine de l’ophtalmologie ; celle-ci vient de lever 32 M€ auprès de différents fonds (cf. notre post précédent).

GenSight Biologics lève 32 M€

16 avr 2013

dans " Stratégies "
Est-ce le retour des belles levées de capitaux dans l'univers des biotechnologies ? La biopharm parisienne GenSight Biologics, spécialisée dans le développement de thérapies géniques dans le domaine de l’ophtalmologie – un secteur choyé par les investisseurs –, vient de lever 32 M€ auprès de plusieurs fonds d'investissements internationaux (Novartis Venture Fund, Abingworth LLP, Versant Ventures et Index Ventures). Ces concours vont permettre de financer le développement d’un traitement de la neuropathie optique de Leber, une maladie génétique rare touchant les adolescents, ainsi qu'un traitement de certaines rétinites pigmentaires par thérapie optogénétique. Les premiers essais cliniques pour les patients atteints de neuropathie optique de Leber devraient débuter dès cette année.
Rappelons que Bernard Gilly, le co-fondateur et CEO de GenSight, était précédemment CEO de la biotech parisienne Fovea Pharmaceuticals, une autre perle de l'ophtalmologie rachetée en 2009 par Sanofi.